Imbert un jour, Imbert toujours…

Publié le par rodolphe

Pour les vacances de Pâques 2009, nous nous réjouissions d’accueillir quelques jours la famille Imbert, sans nous douter de leur projet d’annexer ad vitam aeternam notre modeste demeure. Dès leur arrivée pourtant, ils affichèrent clairement leur désir de rester en posant l’arrière de leur camping-car dans la montée de notre lotissement. Nous décidâmes alors d’unir nos efforts pour les aider à partir.


Le premier jour, Rodolphe leur proposa de faire une petite randonnée dans le cirque de Mourèze. Quittant bien vite les sentiers balisés, il les emmena dans une garrigue dense profonde et piquante, tournant en rond jusqu’à ce que la nuit menace de tomber. Les mollets en sang, des épines plein les mains, les Imbert décidèrent de rester.




Le deuxième jour, se gardant bien de les avertir de la différence de température entre Lodève et le plateau, Quentin les emmena escalader au cirque de Labeil, sur une voie d’escalade qu’il avait lui-même spécialement équipée, et qu’il leur fit passer pour du 5b. Tétanisés par le froid ou la peur les Imbert grimpèrent. Entre deux quintes de toux, ils décidèrent de rester.



Le troisième jour, Valérie tenta de les perdre dans la grotte de Labeil.  Les entrainant dans des passages de plus en plus étroit, elle espérait ainsi coincer le membre le plus corpulent de la famille, mais c’était sans compter la perspicacité de Léo qui ne cessait de répéter : « j’aime pas ça, j’aime pas ça… » Boueux, les Imbert décidèrent de rester.


Le quatrième jour nous fîmes appel à un ami, Philippe, pour effrayer Sylvie sur le parcours dans les arbres en agitant les câbles sur son passage. Consciencieux, il alla même jusqu’à s’entortiller dans les sangles et les rondins, afin d’illustrer la dangerosité du parcours, mais rien n’y fit, et les Imbert décidèrent de rester.






Le cinquième jour nous fîmes confiance à la météo pour dégouter les Imbert de notre région. Alors que le temps menaçait,  nous les emmenâmes escalader au Pic du Vissou. Là, après avoir grimpé et pique niqué dans une grotte balayée par les vents, nous dûmes remballer précipitamment  le matériel sous un orage de grêle et nous réfugier dans les voitures. Trempés jusqu’aux os, encore  équipés de leurs baudriers, les Imbert décidèrent …de partir. Leurs  affaires  rangées, les Imbert nous dirent au revoir, montèrent dans leur camping-car, mais celui-ci refusa de démarrer. Alors ils ressortirent leurs affaires, envahirent notre réfrigérateur de produits périmés au risque de nous empoisonner, et décidèrent de rester.


Le sixième jour, les Imbert transformèrent notre terrain en camp de réfugiés. Ils déballèrent toutes sortes de sacs, encombrèrent notre garage de flotteurs de planches à voiles, de vélos, puis finirent par s’enfuir dans une voiture de luxe en nous laissant leur camping-car devant la maison.

 

C’est sûr, ils reviendront… on les attend de pied ferme,

parce que malgré tout, on a passé une excellente semaine.

(textes originaux de Valérie)

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Publié dans Activités nature

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